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La créatine pour la musculation, un danger ?

La créatine fait perdre les cheveux, elle est dangereuse pour les reins,  elle favorise l'apparition de cancers, elle empêche les érections, c'est un produit dopant... Toutes ces affirmations sont fausses ! Ce sont malheureusement des mythes encore tenaces aujourd'hui malgré les nombreuses études scientifiques démontrant l'absence de risques de la créatine.

Nutrimuscle fait le point sur 5 mythes autour de la prise de créatine et vous explique en quoi ils sont faux à la lumière des études scientifiques.

Qu’est-ce que la créatine ?

La créatine est un dérivé d’acide aminé qui est présent de manière naturelle dans notre corps. On la retrouve également naturellement dans les aliments tels que les viandes et les poissons.

Notre organisme est capable de synthétiser de la créatine à partir de 3 acides aminés tels que l’arginine, la glycine et la méthionine. D’autre part, notre corps seul est aussi capable de synthétiser de la créatine.

La créatine est un complément alimentaire pour la musculation très populaire chez les bodybuilders car elle permet d’augmenter la force et d’accélérer le développement de masse musculaire sèche.

La créatine : mythes VS réalité

La créatine a mauvaise réputation, et pour cause, cela fait plus de 20 ans que tout et n’importe quoi a été dit à son sujet, entre rumeurs internet et informations erronées relayées par les médias.

Faisons ensemble le point sur ces rumeurs à la lumière des études scientifiques.

Mythe #1 : la créatine est cancérigène

FAUX !

Il n'existe aucune étude à ce jour qui a prouvé qu'une prise de créatine favorisait l'apparition de cancers.

D'autre part, une étude menée en 2015 a démontré qu'une prise continue de créatine, même à forte dose, sur 30 jours n'avait aucun impact sur l'apparition de cellules cancérigènes (1).

Pour cette étude, des hommes ont reçu une supplémentation en créatine pendant 1 mois. Les chercheurs ont souhaité mesurer le niveau de substances cancérigènes (amines hétérocycliques) avant et après la cure de créatine pour déterminer si une prise de créatine à forte dose sur 30 jours aurait des conséquences sur l'apparition de ces substances. 2 doses journalière fortes ont été retenues : 7 grammes pour un groupe et 20 grammes pour un autre groupe.

Conclusion : la prise de grande quantité de créatine sur cette période n'a pas provoqué d'impact sur le niveau de ces substances cancérigènes et ce même à des doses très forte ce qui démontre aussi l'innocuité du complément à petites doses sur le long terme.

Depuis plus d'une dizaine d'années, d'autres études ont même souligné les vertus anti-cancer de la créatine (2-3). Contrairement à l'image nocive donnée à la créatine, celle-ci joue en réalité un rôle-clé dans le transport et la protection de l'énergie cellulaire. Des médecins, depuis plusieurs années, observent même l'intérêt d'une prise de créatine pour traiter certains cancers.

Mythe #2 : la créatine est dangereuse pour les reins

FAUX !
Cette affirmation revient assez fréquemment sur internet ou à la télévision. Mais que dit la science à ce sujet ? 

Plusieurs études menées par le docteur Poortmans (spécialiste de la fonction rénale chez le sportif) (4) montrent que des prises de créatine à forte dose chez des personnes en bonne santé ne provoquent aucun effet nocif pour l'organisme. De plus, selon ses autres recherches (5-6), une utilisation de créatine sur le court-terme (quelques semaines) et le long-terme (5 ans) n' a aucun effet sur les reins. 

Une autre étude focalisée sur les personnes diabétiques va également dans ce sens et montre que la créatine ne provoque aucun problème sur la fonction rénale (pourtant fragile) de ces patients.

Mythe #3 : la créatine est un produit dopant

FAUX !
Il est important de rappeler qu'en France, la créatine n'a jamais figuré sur la liste officielle des produits dopants et donc interdits. L'amalgame s'est développé suite à de nombreuses affaires médiatiques liés au dopage où le mot créatine a été prononcé. C'est ainsi que la confusion du public s'est faite vis-à-vis de ce complément alimentaire.

Mythe #4 : la créatine entraîne la calvitie

FAUX !
La peur que la créatine entraîne la calvitie s'est développée à partir d'une étude de 2009 (7). Cette dernière montrait qu'une complémentation en monohydrate de créatine amenait une hausse des niveaux de dihydrotestostérone (DHT). Or, ce qu'on appelle communément "calvitie" est un phénomène en grande partie causé par cette hormone (DHT). Il n'en suffisait pas plus pour que le grand public craigne que la créatine entraîne de la calvitie.

La réalité est plus nuancée. En résumé, c'est la prédisposition génétique à la calvitie, différente selon chaque individu, qui détermine l'apparition de la calvitie. Prendre de la créatine lorsque vous êtes déjà prédisposé ne fera qu'accélérer légèrement le processus de perte de cheveux. En revanche, si vous n'êtes pas prédisposé génétiquement, prendre de la créatine n'aura aucun impact sur la perte de cheveux.

Mythe #5 : la créatine empêche les érections

FAUX !
Durant l'érection, de fortes quantités d'ATP (la molécule qui fournit de l'énergie aux cellules) sont utilisées. Notre corps doit alors puiser dans ses stocks de phospho-créatine. Sans cette dernière, la fatigue apparaîtrait rapidement et l'érection ne pourrait être maintenue faute d'énergie. Donc, la créatine a pour rôle de maintenir l’érection et n'a de ce fait aucun effet négatif sur cette dernière.

Vous l’aurez compris, la créatine n’est pas, comme beaucoup veulent le faire croire, une substance nocive pour le corps. Depuis plus de 20 ans d'utilisation de ce complément par de nombreux sportifs dans le monde entier, aucune étude scientifique sérieuse n'a démontré des effets négatifs provoqués par la créatine sur l'organisme.

Références scientifiques

(1) Tavaresdos Santos Pereira R. Can creatine supplementation form carcinogenic heterocyclic amines in humans? J Physiol. 2015 Jul 6. [Epub ahead of print]

(2) Patra S. A short review on creatine-creatine kinase system in relation to cancer and some experimental results on creatine as adjuvant in cancer therapy. Amino Acids. 2012 Jun;42(6):2319-30.

(3) Norman K. Effects of creatine supplementation on nutritional status, muscle function and quality of life in patients with colorectal cancer--a double blind randomised controlled trial. Clin Nutr. 2006 Aug;25(4):596-605.

(4) Poortmans JR. Renal dysfunction accompanying oral creatine supplements. The Lancet. 1998. 352. pp. 234.

(5) Poortmans JR. Effect of short-term creatine supplementation on renal response in men. Eur J Appl Physiol. 1997. 76: pp. 566.

(6) Poortmans JR. Long-term oral creatine supplementation does not impair renal function in healthy athletes. Med Sci Sports Exerc. 1999 Aug;31(8):1108-10.

(7) Van der Merwe J. Three Weeks of Creatine Monohydrate Supplementation Affects Dihydrotestosterone to Testosterone Ratio in College-Aged Rugby Players. Clin J Sport Med. 2009 Sep;19(5):399-404

 

 

 

Rédigé le 10/07/2020 par Nutrimuscle Conseil
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